L' Union Nationale des Chambres Syndicales de Couverture et de Plomberie de France (UNCP) est une organisation professionnelle qui a pour but de représenter et défendre les entreprises de bâtiment
auprès des pouvoirs publics, des décideurs économiques et des autres acteurs de la construction.

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Métiers

Le Plombier

Le métier de plombier fait partie des métiers de l’équipement technique du bâtiment.

Spécialiste des installations sanitaires, le plombier travaille d'après les plans du maître d'œuvre pour étudier la répartition et la localisation des appareils, le parcours des canalisations de distribution et d’évacuation d'eau, de gaz et d’air comprimé et la conformité de l’ensemble aux normes de sécurité.

Il peut être amené à effectuer lui-même des relevés pour établir des schémas d'installation.

Après le tracé des relevés, le plombier repère les emplacements des conduites et des appareils le long des murs et des planchers et perce les trous nécessaires à la pose des canalisations. Il façonne la tuyauterie en coupant les tubes aux dimensions voulues, assemble des canalisations, en utilisant la soudure si nécessaire, et les raccorde aux appareils sanitaires. Une fois l’installation effectuée, le plombier vérifie l’étanchéité et l’isolation. Si aucune fuite n’est décelée et que tout fonctionne bien, il peut poser les appareils sanitaires (baignoire, lavabo, évier etc.) et procéder aux raccordements électriques, aux réglages et à la mise en service.

Le plombier travaille aussi bien en milieu industriel que domestique, que ce soit pour des travaux de rénovation de bâtiments anciens ou d’installation dans de nouvelles constructions.

Dans une construction neuve, il intervient à plusieurs reprises de manière chronologique en coordination avec les autres corps d'état (architecte, maçon, chauffagiste, électricien) par exemple :

  • En début de chantier : pose des réseaux cachés (en sol, en faux-plafond, etc.).

  • En cours de chantier : pose des appareils sanitaires liés au bâti (baignoire, bac à douche, appareils suspendus ou encastrables etc.).

  • En fin de chantier : pose des appareils sanitaires complémentaires et accessoires (vasques, évier etc.).

Souvent sollicité pour des dépannages en urgence, le plombier effectue des remises en état de diverses natures dues à l'usure normale ou à la vétusté : fuites d'eau, réparations de robinets, remplacements d'appareils défectueux, mise en conformité d’une installation selon les normes de sécurité etc.

Le plombier participe à toute la gamme des travaux du bâtiment, qu'il s'agisse de pavillons, d'édifices publics, de bureaux, de logements neufs ou d'immeubles anciens, de locaux industriels ou commerciaux. Ses activités sont diverses ; elles partent du compteur d'eau et vont de l'installation de salles de bains à celle des équipements collectifs et industriels, sans oublier les piscines, les fontaines, les jets d'eau, l'arrosage automatique, le traitement domestique des eaux et la protection incendie.

Par ailleurs aujourd’hui, de nombreux plombiers exercent également le métier de chauffagiste et assure l’entretien des appareils de combustion (brûleur et chaudière fioul ou à gaz) et des appareils de traitement de l’air et de l’eau (filtres, gaines de ventilation mécanique contrôlée, clapets coupe-feu).

Le métier de la plomberie garde un aspect spécifique dans la mise en œuvre de matériaux différents (cuivre, acier, inox, zinc etc.).

Il a su également s’adapter aux évolutions techniques (sertissage) et à de nouveaux matériaux (matériaux de synthèse, plastique).

Le plombier doit désormais acquérir et mettre en œuvre de nouvelles compétences dans les domaines suivants :

  • L’utilisation de l’énergie solaire pour produire de l’eau chaude pour le sanitaire et le chauffage ;

  • La récupération de l’eau de pluie pour une meilleure gestion de la ressource en eau tant en extérieur qu’en intérieur.

Le Couvreur

Le métier de couvreur fait partie des métiers de l’enveloppe extérieure du bâtiment.

Le couvreur est chargé de réaliser la toiture d’une construction afin qu’elle soit complètement mise hors d’eau et hors gel. Son intervention permet aux autres corps de métiers d’achever leur travail à l’abri des intempéries.

La réalisation de l’ouvrage débute par l’installation sur chantier des échafaudages et des dispositifs de sécurité individuels et collectifs.

Puis, à partir d'un plan, le couvreur prépare le support sur lequel reposera la couverture. Les caractéristiques géographiques, culturelles et climatiques des chantiers influent sur le choix du matériau de revêtement à utiliser.

Le couvreur peut alors réaliser la couverture à l’aide de différentes techniques. Conformément aux indications du plan, les matériaux sont coupés. Pour assurer l’étanchéité du toit, ils doivent être ajustés au millimètre près. A chaque matériau correspondent un outillage et une technique de pose :

  • Traditionnelle : fixation de liteaux (lattes de bois) sur la charpente, pose des matériaux (tuiles de terre cuite, ardoises etc.), scellements et raccords avec différents enduits comme le ciment ou le plâtre.

  • Modernes : application de techniques de mise en œuvre sur des toitures planes dont les délimitations et/ou pénétrations forment des lignes simples (droites, biaises ou brisées). La réalisation des intersections est faite avec le matériau de surface courante et/ou avec des compléments d'étanchéité métalliques. Les couvertures métalliques relèvent de la méthode dite de pose à tasseaux et/ou à joint debout, en feuilles et/ou longues feuilles.

Le couvreur installe ensuite les accessoires qui permettront d’assurer l’évacuation des eaux de pluie (chéneaux, gouttières), les éléments ornementaux (girouette, coq d’église) ainsi que les lucarnes ou fenêtres de toit. Il assure également le raccord de base des cheminées et l’isolation thermique.

Il peut aussi réaliser des travaux complémentaires comme la pose d’écrans de sous-toiture, d’isolation acoustique, de bardages ou d’étanchéité.

La réparation et l’entretien des toits font également partie de ses compétences.

Le couvreur travaille principalement à l'extérieur et en hauteur, ce qui requiert de bonnes aptitudes physiques.

Il participe également :

  • Au respect des règlements en matière de prévention des risques professionnels.

  • Au tri sélectif des matériaux déposés.

Il assure une protection efficace de son environnement immédiat (plafond, jardin etc.).

Il peut être amené à déposer des éléments nécessitant une protection individuelle (matériaux isolants, plaques amiantées etc.).

Il peut démonter des ouvrages en vue de leur réutilisation.

Il doit avoir des connaissances sur les styles architecturaux spécifiques à la région où il travaille ainsi que sur les matériaux employés. Ce sont en particulier :

  • Le bois, pour la confection du support (voligeage, litonnage etc.) ;

  • Le plâtre, le ciment, la chaux, le sable pour compléter la forme du support ou pour les raccords et scellements divers ;

  • Les matériaux de couverture : l'acier galvanisé inoxydable, l'aluminium, l'ardoise d'amiante-ciment, de schiste, de bois, les bardeaux bitumés, le chaume, le cuivre, la lauze, les plaques en amiante-ciment, en matières plastiques et en verre, le plomb, la tuile de béton, la tuile de terre cuite, le zinc.

Il est en relation avec d'autres corps d'état (maçonnerie, charpente, électricité etc.), ce qui nécessite d'avoir quelques notions de ces métiers.

Il peut être aussi polyvalent et associer à son activité principale de couvreur d'autres activités telles que plomberie, chauffage, fumisterie etc. principalement dans les petites agglomérations.

Les matériaux utilisés tels que l'ardoise, les tuiles, les métaux en feuilles ou en longues feuilles, les façonnés métalliques (zinguerie) continuent à faire largement appel à des savoir-faire traditionnels.

Le travail sur les toits offre au couvreur une grande autonomie dans la gestion personnalisée de la réalisation (après l'étude du chantier).

Par ailleurs, les conditions d'intervention du couvreur ont évolué, de par :

  • L'évolution des engins de levage et des échafaudages ;

  • L'importance croissante de la démarche de prévention des risques professionnels dans les interventions et les normes de qualité ;

  • Le développement des travaux d'entretien-réhabilitation des toitures et d'architectures innovantes ;

  • L'évolution des toitures qui doivent non seulement permettre la mise hors d'eau des bâtiments mais aussi assurer une fonction d'isolation thermique, acoustique, d'éclairage et d'appareillage faisant appel à la domotique (fenêtre de toit) ;

  • La pose de matériaux de synthèse (étanchéité en membrane PVC etc.) ;

  • La protection de l'environnement (tri sélectif des déchets).

La diversité des bâtiments d'hier, d'aujourd'hui et de demain, les techniques de mise en œuvre et la confrontation des particularismes régionaux permettent au couvreur une rapide évolution de carrière, source d'enrichissement tant professionnel que culturel.

Le couvreur peut exercer son métier dans des entreprises spécialisées en couverture-plomberie, en charpente-couverture ou en maçonnerie-couverture, mais aussi dans des entreprises générales du bâtiment et des travaux publics.

Suivant la structure de l'entreprise, le couvreur est amené à travailler au sein d'une petite équipe. Il est sous la responsabilité directe du chef d'équipe, du chef de chantier ou du chef d'entreprise. Il peut évoluer vers l’une de ces trois fonctions.

La profession est particulièrement ouverte et la promotion interne très développée. Une expérience confirmée et une reconnaissance du chantier permettent d’accéder aux fonctions de chef d’équipe, puis de chef de chantier. Le couvreur peut aussi créer sa propre entreprise.

Il peut également se spécialiser en Monuments historiques. Son travail atteindra alors le niveau de l’œuvre d’art. Il restaurera des tourelles, dômes ou flèches d’églises, des couvertures de châteaux.

La couverture au sens général du terme est une activité qui évolue avec la pose de produits nouveaux et la mise en œuvre de matériaux relevant des dernières technologies.

La diversité des ouvrages à réaliser et l’évolution des techniques de mise en œuvre nécessitent un accroissement du niveau de compétence des salariés et des chefs d'entreprises.

Les compétences du couvreur pour intervenir en toiture lui permettent ainsi d’installer des capteurs solaires tant thermiques, que photovoltaïques :

  • Pour produire de l’eau chaude sanitaire : jusqu’à 60 % des besoins annuels avec un chauffe-eau solaire individuel (CESI) ;

  • Pour assurer le chauffage : jusqu’à 60 % des besoins annuels avec un système solaire combiné (SSC) produisant eau chaude sanitaire et chauffage ;

  • Pour assurer la production d’électricité.